Le 10 mai 1876, naissance de
Victor MERIC (dit FLAX, etc.) à Marseille.
Journaliste, écrivain libertaire et antimilitariste.
Il passera de l'anarchisme au socialisme révolutionnaire puis
au communisme, avant de créer "La ligue internationale des
combattants de la paix". A Paris, il fréquente les milieux
anarchistes, collabore au
"Libertaire" et participe
à la fondation de "l'Association
Internationale Antimilitariste". En 1906, il rejoint les
socialistes révolutionnaires autour du journal de
Gustave Hervé "La Guerre
Sociale", puis, en 1908, il crée avec Henri Fabre "Les Hommes
du jour", journal illustré par
Aristide Delannoy, qui rencontre un
vif succès, mais leur valent aussi deux condamnations pour
"outrage à l'armée", dont une (d'un an de prison ferme)
sera fatale à Delannoy.
En 1914, socialiste mais toujours antimilitariste, Victor Meric sera
néanmoins mobilisé et envoyé aux
premières lignes durant 4 ans. La paix revenue, il
s'enthousiasme pour la révolution russe et adhère, en
1920, au Parti Communiste, et est élu au comité
directeur de l'Humanité. Mais, dès 1921, il s'oppose
à la discipline bolchévique, et sera exclu du Parti en
1923. Dès lors, il participe à la création du
Parti Communiste Unitaire, qui devient rapidement l'Union Socialiste
Communiste. En 1931, plus pacifiste que jamais, il crée le
journal "La Patrie
humaine" et fonde "La Ligue Internationale des Combattants de la
Paix". Il y consacrera le restant de son énergie. Atteint d'un
cancer, il meurt le 10 octobre 1933.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont un livre assez méprisant sur les membres de la bande à Bonnot "Les bandits tragiques"
(1926), "La der des der" (1929), "Les compagnons de l'escopette"
(1930), "A travers la jungle politique et littéraire"
(1930/1931), etc.
En mai 1890, sortie à
Londres du bimensuel (en français) "L'International". Publication clandestine, le
journal ne donne aucune indication sur ses responsables et
collaborateurs. Le dernier numéro, le neuvième,
paraîtra en 1891. Il publie en feuilleton dès ce premier
numéro un texte qui sera repris l'année suivante dans
un opuscule portant le titre :
"L'Indicateur anarchiste"
est en fait un livre de recettes très précis qui donne
tous les conseils utiles pour la fabrication de la dynamite, de la
nitroglycérine et des capsules de fulminate. Il indique
également les différents objectifs à
détruire en priorité le jour de la révolution,
et donne diverses techniques pour correspondre
secrètement.
"Il est absolument inutile de te faire un
épouvantail de la fabrication des produits détonnants
ou explosifs. En suivant scrupuleusement nos prescriptions tu peux
manoeuvrer en toute confiance; un enfant de douze ans ferait tout
aussi bien que toi."
Le 10 mai 1968, à
Paris, dans la salle de la Mutualité, à l'occasion du
gala de soutien qu'il donne au bénéfice du journal
"Le Monde Libertaire",
Léo Ferré
interprète pour la première fois en public "Les Anarchistes". Alors que
déjà, au-dehors, le quartier Latin est en proie
à l'émeute.
"Ils ont tout
ramassé
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu'ils peuv'nt gueuler encor
Ils ont le coeur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l'âme toute rongée
Par des foutues idées"
Extrait des Anarchistes.
La rue Gay-Lussac après la nuit des barricades
Durant la nuit du 10 au 11 mai 1968, au quartier latin à Paris (après le 6 mai), de nouveaux affrontements vont se dérouler durant la "Nuit des barricades".
Dès le
début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le
quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se
couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres. La
population sympathise avec les émeutiers. Après
l'échec des négociations, à 2 heures 15, les CRS
se lancent à l'assaut des premières barricades de la
rue Gay-Lussac. La police ne prendra la dernière que trois
heures plus tard, après de très violents affrontements
qui feront plus de 367 blessés (dont 251 chez les policiers).
469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules seront incendiés ou endommagés.
La contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et les partis politiques, la grève générale sera effective à partir du 13 mai.
"L'arroseur de la cervelle de Passannante"
pièce de théâtre d'Ulderico Pesce
Le 10 mai 2007, à
Savoia di Lucania (Salvia) PZ Italie, enterrement, 97 ans
après sa mort, des restes de l'anarchiste
Giovanni Passannante,
à savoir son crâne et son cerveau qui étaient
conservés jusqu'à cette date au Musée de
l'Institut de Criminologie de Rome. Il aura fallu pour cela la
mobilisation d'artistes et d'intellectuels tel que Dario Fo où
Ulderico Pesce (auteur de la pièce de théâtre :
L'arroseur de la cervelle de Passannante) ainsi qu'une intervention
au Parlement Européen, pour que l'Etat Italien consente
à se plier aux exigences du droit au respect de la
dignité humaine.