Médaille souvenir de 1912, premier anniversaire de la mort de Pietro Gori
(avec une erreur sur la date de sa naissance)
Ephéméride Anarchiste
8 janvier
Pietro Gori
Le 8 janvier 1911, mort de
Pietro GORI,.
Avocat, ardent défenseur des anarchistes et propagandiste
lui-même de l'anarchisme.
Il est né à Messine (Italie) le 14 août 1865. En
1880, il passe en procès pour "Excitation à la haine
des classes". En 1894, il doit s'exiler pour échapper à
la répression. Il donne des conférences en Angleterre
et aux Etats-Unis, et rentre en Italie en 1898 pour défendre
les nombreux accusés (dont Malatesta), inculpés suite
à la Grève Générale contre l'augmentation
du pain, les 17 et 18 janvier, à Ancône. Le mouvement de
révolte s'étendit et, le 7 mai, des émeutes
eurent lieu à Milan. L'armée tira au canon sur la
foule, faisant des centaines de morts. La répression fut
féroce. Pietro Gori s'exilera alors à Buenos Aires,
où il dirigera la revue "Criminologia moderna". Il prendra
part, en 1901, au congrès constitutif de la
"Fédération Ouvrière Argentine"
(F.O.A), qui donnera naissance en 1904
à la F.O.R.A (Federación Obrera Regional Argentina). En
1902, il revient en Europe, et crée, à Rome, en 1903
avec Luigi Fabbri, la revue
anarchiste "Il pensiero". Il
écrit de la poésie, des pièces de
théâtre, etc. et est également l'auteur de la
célèbre chanson "Addio
Lugano bella". Il meurt à l'âge de 46
ans.
Le 8 janvier 1873, mort de
Vincenzo PEZZA (dit Burbero) à Naples.
Internationaliste bakouniniste italien.
Il naît à Milan en 1841 dans une famille bourgeoise.
D'abord républicain mazzinien, il s'enrôle en 1866 dans
les colonnes de volontaires de Garibaldi, après l'avoir suivi
dans sa conquête sicilienne quelques années auparavant.
Il sera ensuite rédacteur dans le journal républicain
"Gazzettino Rosa". Mais fortement influencé par l'exemple de
la Commune de Paris il rallie
l'internationalisme antiautoritaire de
Bakounine avec lequel il va
correspondre, et à qui il rendra visite le 15 octobre 1871
à Locarno. En février 1872, il fonde à Milan le
journal "Il Martello" (Le Marteau) organe du cercle ouvrier de la
ville, quatre numéros seulement paraîtront mais tous
seront saisis par la police, et cela lui vaudra une condamnation
à cinq mois de prison. Il oeuvre ensuite à rassembler
les sections italiennes ayant adhéré à
l'Internationale, qui s'uniront lors de la
Conférence de Rimini (4
août 1872) pour former la Fédération Italienne de
l'Internationale (antiautoritaire). Le 18 août 1872 à la
Chaux-de-Fonds (Suisse), il assiste avec
Cafiero à un congrès de
la "Fédération
Jurassienne", et participe le 15 septembre 1872, au
Congrès de Saint-Imier. Il est alors très affaibli par
une grave affection pulmonaire qui causera sa mort quelques mois plus
tard à Naples. Ses funérailles laïques, le 10
janvier1873, seront suivies par une foule d'ouvriers et
d'étudiants.
Le 8 janvier 1892,
révolte paysanne en Andalousie, au cri de "Vive la Révolution Sociale". Des
centaines d'ouvriers agricoles prennent, de nuit, la ville de
Xérès (Jerez de la Frontera). Mais la sédition
est vite matée et les meneurs sont arrêtés et
torturés. Quatre d'entre eux sont condamnés à
mort et exécutés le 10
février 1892, ce qui déclenchera de nouvelles
vagues de violence, au cours de la même année.
Pierre Kropotkine au procès
Le 8 janvier 1883,
à Lyon, début du procès dit "des 66". Il est
reproché aux accusés: "D'avoir (...) été affiliés ou
fait acte d'affiliation à une société
internationale, ayant pour but de provoquer à la suspension du
travail, à l'abolition du droit de propriété, de
la famille, de la patrie, de la religion, et d'avoir ainsi commis un
attentat contre la paix publique".
Le 19 janvier, les prévenus liront une déclaration pour
expliquer "Ce qu'est l'anarchie et ce que
sont les anarchistes".
Mais, de très dures condamnations seront prononcées
contre les inculpés : 4 ans de prison pour les "meneurs", tel
Pierre Kropotkine, Emile Gautier,
Joseph Bernard, Pierre Martin,
Toussaint Bordat... et de six mois
à trois ans pour 39 autres compagnons.
°
Liabeuf aux prises avec les policiers et son arsenal
Le 8 janvier 1910, à
Paris, rue St-Merri Jean-Jacques
Liabeuf s'estimant victime d'une injustice, et
décidé à se venger, attaque deux policiers.
Armé d'un pistolet et de deux tranchets de cordonnier,
protégé par des brassards hérissés de
pointes acérées (de sa fabrication), il tue un des
policiers, blesse le second à la gorge et en envoie six autres
(arrivés en renfort), à l'hôpital, avant
d'être arrêté.