Bulletin mensuel de décembre 1903, de la Colonie communiste
"Le Milieu Libre" à Vaux près de Château-Thierry (Aisne)
Ephéméride Anarchiste
26 février
Georges Butaud
(couverture du Végétalien d'avril 1926)
Le 26 février 1926,
mort de Georges BUTAUD à Ermont.
Militant anarchiste, partisan des "Milieux libres".
Il est né le 6 juin 1868 à Marchienne-au-Pont (Belgique). En 1901, il est gérant du "Flambeau" (Organe des ennemis de
l'autorité) qui paraît à Vienne (Isère)
puis de 1912 à 1914 du mensuel
"La Vie Anarchiste". Mais c'est
à la création de colonies anarchistes que Butaud
consacrera son action. Il participera à plusieurs d'entre
elles : en 1899 à Saint Symphorien d'Ozon, en Isère,
puis au "Milieu libre de Vaux" près de Chateau-Thierry (de
1902 à 1906). Une nouvelle tentative voit le jour en 1913
à Saint Maur (Seine) avec une ferme communautaire
consacrée à l'agriculture et à
l'élevage.
Butaud, sensibilisé aux problèmes de l'alimentation,
devient un adepte du végétalisme, qu'il mettra en
pratique après la guerre, dans
la colonie de Bascon (Aisne).
Le 26 février 1969,
mort de Jeanne MORAND, dite Jane, à Paris.
Militante anarchiste et antimilitariste française.
Née à Bey en Saône-et-Loire le 17 août
1883, elle vient à Paris en 1905, où elle trouve un
travail de bonne. Elle fréquente alors les "Causeries
populaires", réunions anarchistes organisées par
Libertad avec qui elle ne tarde pas
à vivre. En 1907, elle quitte son emploi de domestique pour
travailler à l'imprimerie du journal
"l'anarchie", travail qu'elle
poursuivra après la mort de Libertad en novembre 1908.
Elle prend ensuite pour compagnon l'anarchiste et antimilitariste
Jacques Long (Jacklon). A la
déclaration de guerre, elle le suit en Espagne où ils
pensent trouver refuge. Début 1919, ils en sont
expulsés pour cause de propagande anarchiste, ils se rendent
alors en Hollande. Le 19 novembre 1920, à Bordeaux, un conseil
de guerre les condamne par contumace à la déportation
à perpétuité pour leur comportements pendant la
guerre. Après la mort de son compagnon, elle se constitue
prisonnière et est condamnée, le 5 mai 1922, à
dix ans de prison. Après plusieurs grèves de la faim,
relayées par d'autres détenus anarchistes dont Louis
Lecoin, elle est placée au "régime politique" puis
finalement libérée le 29 août 1924.
Elle collabore à "La Revue
anarchiste" au
"Libertaire" puis au
"Végétalien"(1926). En 1930, elle s'occupe d'une
"Colonie enfantine libertaire" mais, à partir de 1932, sa
santé mentale commence à se dégrader. En 1937,
elle devient pensionnaire de l'oeuvre de l'Hospitalité du
Travail.
Elle avait deux frères, également réfractaires
à la guerre, qui s'installèrent en Angleterre en
1914.
Le 26 février 1894,
à Paris, suite au vote des "Lois scélérates",
Jean Grave passe en procès pour
avoir écrit "La société
mourante et l'anarchie", livre publié en 1892 et
préfacé par Octave
Mirbeau. Ce dernier, ainsi que
Elisée Reclus, Paul Adam,
Bernard Lazare vinnent témoigner
en sa faveur. Mais Jean Grave est condamné à deux ans
de prison et mille francs d'amende pour "provocation au pillage, au
meurtre, au vol, à l'incendie, etc". La destruction du livre
incriminé est également ordonné.
En-tête du premier numéro en date du jeudi 26 et vendredi 27 février 1920
Autre en-tête du journal publié ultérieurement
Le 26 février 1920
à Milan (Italie), sortie du premier numéro de "Umanità Nova", quotidien anarchiste
fondé par Errico Malatesta,
qui comptera de nombreux collaborateurs :
Gigi Damiani,
Luigi Fabbri,
Camillo Berneri, Nella
Giacomelli, etc. Le journal sortira jusqu'au 2 décembre 1922 (troisième année, numéro 196), avec une interruption de publication entre le 24 mars et le 3 juillet 1921. Intervalle durant lequel les rédacteurs publieront une nouvelle série de "L'Umanità Nova" à Rome, entre le 14 mai et le 29 juin 1921.
En-tête du numéro 126 du 28 juin 1923 (doc. Cira de Lausanne)
Le 26 février 1921, sortie à Alcoy (Alicante, Espagne) du premier numéro du journal "Redencion"(Le Salut, ou Remède). Hebdomadaire anarcho-syndicaliste, organe du syndicat unique des travailleurs d'Alcoy et porte-parole de la CNT. Cent trente et un numéros paraîtront jusqu'au 26 septembre 1923.
A noter, dans le numéro 126, un appel à l'union des forces anarchistes sur le plan international. "Les grands idéaux du salut de l'humanité sont les leviers qui font bouger le monde. Nous, anarchistes, qui gardons en toute sincérité des conceptions de bonheur et de bien-être élevés, avons contracté un double engagement moral, d'une part avec notre conscience d'hommes libres, et de l'autre avec l'humanité réduite en esclavage, sous le joug de tous les despotismes d'une société abjecte.
Nous devons accomplir ce à quoi nous aspirons. Exposons à cette humanité la sagesse et la logique incarnées par nos idées, et opposons aux suppôts de l'iniquité actuelle nos energies, notre action, et tous nos efforts unis et soudés."