Ephéméride Anarchiste
23 décembre

Luigi Fabbri
Le 23 décembre 1877,
naissance de Luigi FABBRI, à Fabriano (Italie).
Professeur,
théoricien du mouvement anarchiste italien.
Il participe à partir de 1903, avec
Pietro Gori, à la revue
"Il pensiero" (La
pensée).En 1926, le régime fasciste le contraint
à l'exil. Il se réfugie en France, puis en Belgique, et
enfin en Uruguay après avoir été expulsé
plusieurs fois. En 1930, il crée, à Montevideo, la
revue "Studi sociali" (Etudes Sociales) qui prolonge la pensée
lucide de Malatesta, à qui il
restera fidèle. Il meurt le 24 juin 1935. Outre sa
collaboration à de nombreux journaux, il a écrit:
"Dictature et Révolution", etc.
Les anarchistes ont :"Le
devoir de s'opposer, même violemment, à la dictature
révolutionnaire qui constitue toujours une régression
conservatrice."
Le 23 décembre 1908, mort à Florence
(Italie) de Fortunato SERANTONI.
Internationaliste et propagandiste anarchiste italien.
Il naît en 1856 à Florence. En novembre 1872, il
adhère à la section florentine de l'Internationale et
rallie rapidement la position antiautoritaire. Il joue (malgré
la répression) un rôle de premier plan dans
l'organisation des travailleurs et prend part à Tosi en
octobre 1876, au 3ème
Congrès (clandestin) de
la section italienne de l'AIT. En 1877, il signe un manifeste
contre les persécutions policières des
internationalistes et collabore à divers journaux :
"L'Internazionale", "Il Ladro", "La Campana del Bargello", etc. En
avril 1878, il est arrêté pour "trouble public" puis
à nouveau à la fin de l'année (avec 68 autres
internationalistes) après l'explosion d'une bombe durant une
manifestation monarchiste. Mais l'accusation est infondée et
il est libéré en février 1879, mais c'est pour
être aussitôt arrêté pour "manifestation
séditieuse et violation de l'admonition". En 1880, il
participe aux côtés de
Francesco Pezzi à la
réorganisation des sections de l'AIT. Mais, encore
inquiété, il s'exile en France avant de se fixer en
janvier 1883 à Barcelone, où il collaborera à
divers journaux et dirigera jusqu'en 1889 le journal "La
Revolución Social". Mais toujours traqué par la police
italienne, il part début 1893 pour l'Argentine. A
Buenos-Aires, il devient, à partir d'octobre 1893,
rédacteur au journal communiste-anarchiste (en italien) "La
Ricossa" mais en avril 1894, le journal est saisi par la police et
ses collaborateurs arrêtés, mais il parvient à
s'enfuir. De 1894 à 1896, il édite la revue
"La Questione Sociale" (en
italien, puis bilingue). Il poursuit son oeuvre de propagandiste
libertaire publiant, d'avril 1897 à février 1900, la
revue "Ciencia Social". Il
ouvre une Librairie qui devient rapidement un foyer de diffusion de
la presse et de la littérature anarchistes. Il écrit
également dans "L'Avvenire", "El Oprimido",
"La Protesta humana", et se
mobilise pour les victimes de la répression en Italie. Il
prend part à la création en 1902 du syndicat la
FOA et à l'agitation
ouvrière de novembre 1902 où la police saisira sa
librairie. Serantoni, en fuite, se réfugie en Uruguay avant de
rejoindre l'Espagne (d'où il sera expulsé), puis la
France et enfin l'Italie (ses anciennes condamnations étant
couvertes par une amnistie). A Florence, il fonde en 1904 une maison
d'édition libertaire et anticléricale. En juin 1907, il
participe au congrès anarchiste italien où il propose
la création d'une Alliance socialiste anarchiste. Début
1908, il est de nouveau persécuté par la police puis
condamné en appel le 29 octobre à six mois de prison
pour "apologie de délits", mais il meurt à Florence ce
23 décembre.

Le 23 décembre 1992,
en France, le Journal Officiel publie l'abrogation des "lois
scélérates" "ayant pour objet de
réprimer les menées anarchistes ". Elles furent
votées entre le 12 décembre 1893 et le 28 juillet 1894,
suite à l'attentat d'Auguste
Vaillant, à la chambre des députés.


En-tête de ce numéro 4 de décembre 1927 (doc. Cira de Lausanne)
En décembre 1927, sortie à Montevideo (Uruguay) du numéro 4 de "La Fragua" (La Forge) publication mensuelle. Organe de la Société de Résistance des ouvriers Forgerons et annexes, adhérente à la Fédération Ouvrière Régionale Uruguayenne et à l'AIT.
A noter dans ce numéro un appel à poursuivre la campagne en faveur de la libération de Simón Radowitzky.
