
Vue du phalanstère de Fourier. Aquarelle (anonyme) de 1868
Musée du Temps à Besançon
Ephéméride Anarchiste
7 avril

Gustav Landauer
Le 7 avril 1870, naissance
de Gustav LANDAUER à Karlsruhe.
Théoricien anarchiste allemand.
Après des études de philosophie, il adhère au
parti socialiste démocrate, mais il en sera vite exclu, comme
il le sera du groupe dissident "Die Jungen". Le militant Benedikt
FRIEDLANDER lui fait découvrir les oeuvres de
Proudhon et de
Kropotkine qui l'amènent
à l'anarchisme. En 1896, il publie le journal "Der Sozialist"
et sera plusieurs fois condamné pour son activité.
Influencé par la pensée de Tolstoï, il y puisera
son pacifisme. En 1908, il fonde "Der Sozialistiche Bund"
organisation composée d'une quinzaine de groupes
fédérés qui tenteront d'éviter le premier
conflit mondial en prônant la grève
générale. Après la défaite des
spartakistes, il s'engage avec Erich
Mühsam dans le mouvement des Conseils ouvrier.
Le 7 avril 1919,
la République des Conseils de Bavière est
proclamée, malgré l'opposition des communistes.
Landauer en devient le "responsable à l'éducation",
désirant impulser la pédagogie de
Ferrer, mais après la tentative
de putsch contre-révolutionnaire du
13 avril, les communistes
s'empareront à leur tour du pouvoir.
Le 2 mai 1919, il est lâchement abattu dans la rue par des
soldats, envoyés par le socialiste Noske pour mater
l'insurrection bavaroise.
Landauer a écrit, en autres "La révolution" (1908),
"Appel au socialisme" (1911), etc.
En-tête du journal "Der Sozialist" de 1895 qui sera ensuite sous
titré
"Organ fûr Anarchismus-Sozialismus"
Le 7 avril 1982, mort de
Pio TURRONI

Le 7 avril 1901, en Suisse,
affrontements violents avec la police et l'armée lors de
manifestations contre l'extradition d'un anarchiste italien,
soupçonné de participation à l'attentat du 29
juillet 1900 contre le roi Umberto Ier.


Premier gouvernement de la République des Conseils de
Bavière
(Erich Mühsam est au centre)
Le 7 avril 1919, à
Munich, après le renversement de
la monarchie (7 novembre 1918), et l'assassinat du chef du
gouvernement socialiste Kurt Eisner (21 février 1919), les
Conseils d'ouvriers et de soldats influencés par la
révolution russe et hongroise proclament "La République des Conseils de
Bavière". Dans la ferveur révolutionnaire, les
anarchistes sont appelés à prendre une part active au
sein des instances dirigeantes, malgré l'opposition du K.P.D
(communistes) : le poète Ernst
TOLLER est désigné à la présidence du
Conseil Central; Erich MUHSAM aux
relations exterieures; Gustav LANDAUER à
l'éducation; Ret MARUT
(Traven) responsable de la presse et de la propagande des
Conseils; Silvio GESELL aux finances.
Mais en fait peu de décisions radicales pourront être
prises durant une semaine, si ce n'est celles de Landauer (pour
l'enseignement supérieur), cela étant dû en
grande partie au boycottage systèmatique pratiqué par
les communistes qui s'empareront du pouvoir le
13 avril (après la tentative
avortée de putsch réactionnaire et l'enlèvement
de Mühsam). Ils ne feront guère mieux, et les troupes
contre-révolutionnaires reprendront la ville du
29 avril au 2 mai 1919; la
répression sera sanglante et fera plus de 700 victimes.

Du 2 au 7 avril 1919,
à Elizabetgrad (actuelle Kirovograd), Ukraine, se tient le
premier Congrès de la Confédération
Nabat. Les
délégués y dénoncent la mainmise des
communistes sur les soviets et l'organisation purement militariste de
l'armée rouge. Ils se prononcent quant à eux pour une
"armée de partisans révolutionnaires" organisée
spontanément telle qu'elle opère en Ukraine sous le nom
de Makhnovchtchina. Un reproche est
également formulé à l'égard des
anarcho-syndicalistes qui n'ont pas rejoint la
Confédération.

Couverture du numéro 24 (début 1971)
Illustrée par Claude Le Scribe
En avril 1965, sortie
à Paris du premier numéro de la revue trimestrielle
"anarchisme et non-violence". A la
rédaction collective d'André Bernard, Marianne Enckell,
Marcel Viaud et Denis Durand s'adjoindront de nombreux autres
collaborateurs intéressés à developper les
idées libertaires non violentes. En 1968, la revue
adhèrera à l'I.R.G (Internationale des
Résistants à la Guerre), mais s'arrêtera en
1974.
